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ARAI, comique masculin traditionnel du Japon (Houkan/Taikomochi)

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Théorie sur le "Taikomochi" discutée plus profondément par Arai, Taikomochi

(3) En quoi consiste les divertissements et amusements offerts par le Taikomochi mâle?

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Maintenant, j’aimerais expliquer brièvement les divertissements offerts par le Taikomochi aux hôtes, lors de banquets tel que l’Ozashiki Asobi. Lorsqu’un de ses clients le contacte pour ses invités à un banquet avec des Geishas et/ou des Maikos, lors d’une réunion (c’est-à-dire, Ozakishi) dans un salon traditionnel japonais recouvert de tatamis d’une Ochaya ou de tout autre installation similaire, tel qu’un restaurant, une auberge de style japonais ou un hôtel, le Taikomochi répond à la demande de son client. Son rôle est d’assister au banquet pour créer une certaine atmosphère de décontraction en agissant en tant qu’intermédiaire entre les invités, entre les invités et les Geishas/Maikos et entres les Geishas et les Maikos, ceci tout en s’occupant de remplir les intervalles des divertissements, de manière à aider ou à prêter son concours (traduit en tant que hou en japonais) dans le développement des relations (traduit par ma ou kan en japonais), parmi ceux présents au banquet, ce qui fait que le Taikomochi est formellement référé en tant qu’Houkan.

Pendant la période Edo (1603 à 1868), lorsque la classe militaire des bushi fut établie pour gouverner le Japon en tant que gouvernement central, l’Houkan ou le Taikomochi a joué un rôle important dans le divertissement comprenant sa conception et son exécution. Actuellement, toutefois, les temps ont changé. Il n’y a plus de demandes pour des rôles tels que celui du Taikomochi, le nombre de ceux-ci ayant brusquement diminué. En tant que Taikomochi, j’ai maintenant concentré mon travail en fournissant à mes clients qui le désirent certaines explications au sujet des principes de base de l’Ozashiki Asobi et en donnant, si on me le demande, des conférences lors de divers événements, pour permettre au plus grand nombre de personnes possible de connaître l’histoire et la culture de cette tradition japonaise. En outre, je réponds aux demandes de certains de mes clients pour assister à des banquets et y conter des histoires érotiques, mais spirituelles. Lorsque je me présente en tant que Taikomochi ou Otoko geisha (Geisha masculine) aux personnes présentes lors de ces occasions, je ne découvre seulement que quelques invités connaissant cet art traditionnel, avant de leur expliquer ce que c’est exactement.

Peut-être seriez-vous intéressé de connaître la raison pour laquelle les Taikomochis se sont exercés dans l’art d’exécuter et de conter des histoires érotiques dans le but de divertir. A l’exception de ces dernières années, le Japon a longtemps été un pays d’agriculture, se concentrant surtout sur la culture du riz qui offrait une sécurité alimentaire pour la plupart des gens. Il fallait travailler selon les saisons pour pouvoir s’assurer d’une récolte permettant de se nourrir durant l’hiver, période où l’on n’effectuait pas de travaux agricoles. Si l’on ne travaillait pas à de tels moments, on risquait de passer l’hiver sans nourriture.

La nourriture, si elle provenait de légumes, était obtenue par la suite de leur fleuraison avec les pollens provenant d’anthères qui se transféraient ensuite aux stigmates des pistils pour produire des fruits et des légumes. En contre-partie, si elle dérivait d’animaux, cette nourriture se multipliait par l’accouplement des mâles et des femelles. En conséquence, le peuple japonais des anciens temps considérait l’activité de ces légumes et de ces animaux comme étant la chose la plus belle et la plus importante qui soit, permettant de leur assurer ainsi la nourriture nécessaire et d’obtenir des sources alimentaires pour l’année suivante, pour pouvoir les transférer ensuite aux générations suivantes, procurant de cette manière, stabilité et prospérité à leurs descendants. A leurs yeux, c’était donc de telles activités "érotiques" qui conduisaient au bonheur.

Dans l’ancien Japon, où les gens de chaque communauté travaillaient durement et sérieusement, ce n’était seulement que les jours de congé et de fêtes, occasions rares, où l’on pouvait se féliciter ensemble d’avoir terminé temporairement les travaux de la ferme. En de telles occasions, on se relâchait, on devenait moins sérieux et l’on se divertissait en buvant du sake et en mangeant de bonnes choses pour s’échapper momentanément du carcan de la vie quotidienne, de façon à reprendre des forces pour le travail du lendemain. Ce fut l’origine de l’"Enkai" (banquet). Dans l’enkai, l’art de représenter et de conter des histoires érotiques était autorisé. Cette sorte de divertissement s’est poursuivi par l’intermédiaire des Taikomochis et s’est poursuivi de générations en générations. Ce qui précède suggère que cet art d’interprétation traditionnel se trouve en quelque sorte derrière la culture traditionnelle japonaise, car il représente en fait les intentions réelles et véritables du peuple japonais. Par conséquent, cette tradition peut ne pas avoir été protégée publiquement en tant que faisant partie de la culture japonaise, mais transmise a travers des générations successives en tant que qu’art de divertissement et de représentation qui n’était montré que dans un espace confiné, tel que l’Ozashiki.

Lorsque nous parlons au sujet de "divertissements" dans la perspective d’une culture japonaise, cela comprend non seulement le concept de divertissement ou d’amusement même, en faisant ce que l’on aime faire selon son goût ou son intérêt du moment, mais aussi le concept de se divertir soi-même dans un monde de fiction qui ne s’éloigne pas de la réalité; tel le concept de l’étude d’un art déterminé pour tenter d’en avoir une connaissance approfondie, comme l’art de la cérémonie du thé ou l’art de l’arrangement des fleurs, même si l’on ne parvient pas au but choisi. Ceci, pour se distraire ou s’amuser soi-même, tout en poursuivant pas à pas ses efforts sur le chemin d’un tel art, même si l’on ne réussit pas à le maîtriser.

L’art de la cérémonie du thé ou l’art de l’arrangement des fleurs, en tant que personnification représentative de la culture japonaise traditionnelle, est basé sur une composante d’idées que l’on peut trouver dans la culture bouddhiste - "Aware" (émotion et sentiment humain vers les choses éphémères de la vie, comprenant les humains qui sont destinés à mourir, bien qu’ils en soient instruits et apprécient leur vie en faisant tous leurs efforts, au mieux de leurs capacités) pour apprécier la beauté éphémère de la vie et de la nature exprimée dans l’art.

L’art de l’interprétation du Taikomochi est basé aussi sur de telles idées philosophiques de la culture japonaise, exercé pendant une longue période de temps et se développant dans un art de divertissement représentant figurativement l’histoire et la culture du Japon. Le Taikomochi pourvu d’un tel art peut divertir les invités en leur racontant des histoires érotiques, mais avec une technique de l’art de conter raffinée et intellectuelle, de façon à leur permettre d’oublier momentanément leurs occupations habituelles et les amuser.

J’ai eu l’occasion de remarquer que l’on prend le Taikomochi pour un Otokoshi. Le rôle de ce dernier est d’aider les Maikos à mettre leur kimono et de les accompagner à de certaines occasions telles que l’"Omisedashi", où elles font leurs débuts à un "Ozasiki" (banquet), et à la cérémonie de l’"Erikae" (changement de col), où elles complètent leur apprentissage pour devenir une Geiko (Geisha), avec le col de leur sous-kimono dont la couleur est rouge, remplacé par un col blanc. L’Otokoshi les accompagne lorsqu’elles font des visites de courtoisie aux personnes dont elles sont redevables. Il sert d’assistant à la Maiko et n’est pas autorisé à s’asseoir avec elle dans la salle du banquet Ozashiki. Son rôle est donc complètement différent de celui du Taikomochi.

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